la fondation

la nufnuf-art fondation est une fondation d’utilité publique au sens des articles 80 et suivants du code civil suisse.

sans but lucratif, elle a son siège social à semsales (fr).

constituée le 21 juin 2013 devant notaire, elle est inscrite au registre du commerce du canton de fribourg depuis le 2 juillet 2013.

selon l’intention des fondateurs, hans franz thommen (*1957) et françois diserens (1950 – 2012), les buts de la nufnuf-art fondation relèvent essentiellement de la mise en valeur d’une collection d’œuvres d’art riche d’environ 1’500 pièces (peintures, sculptures, travaux graphiques) et de bandes dessinées (5’000 volumes et 150 planches originales) de près de 400 artistes différents.

à l’enseigne de cette mise en valeur, les règlements de la nufnuf-art fondation prévoient notamment la mise à disposition (sous forme de prêts) de ces œuvres d’art et bandes dessinées à des musées, fondations ou autres institutions publiques pour des expositions.

la présentation au public de la collection de la nufnuf-art fondation est également prévue – souhaitée, même, en ce qui concerne les écoles et les institutions sociales.

enfin, des rencontres d’artistes sont encouragées, ainsi que les contacts avec des musées et des galeries d’art.

dans le cadre des buts fixés, la fondation œuvre sur tout le territoire suisse, exceptionnellement à l’étranger en cas d’expositions.

des dons peuvent être versés sur le compte postfinance:
12-109964-6 / IBAN CH73 0900 000 1210 9964 6 / BIC POFICHBEXXX

conseil de fondation

hans franz thommen
co-fondateur
président du conseil de fondation

stéphanie serra
Conservatrice adjointe Art contemporain, musée jenisch, vevey
vice-présidente de la fondation

didier de montmollin
avocat
membre

jean-pierre diserens
financier
membre

jef gianadda
artiste et journaliste
membre (porte-parole)

étienne krähenbühl
artiste
membre

nicolas noverraz
artiste
membre

publications

extrait du journal la liberté
www.laliberte.ch/les-nufnuf-ces-boulimiques-d-art
samedi 5 octobre 2013, page 17, « sud-broye-lac »


La fondation, présidée par Hans Thommen, prévoit de présenter son impressionnante collection au public. © Vincent Murith/La Liberté
05/10/2013

Les nufnuf, ces boulimiques d’art

SEMSALES • Hans Thommen et feu François Diserens ont accumulé en 23 ans de vie commune 1500 œuvres d’art et 5000 BD. La nufnuf-art fondation protège désormais leur collection.

Ils s’appelaient mutuellement «Schnüffeli», puis «nufnuf», pour évoquer leur petit côté fouineur et leur flair de découvreurs. Et de fait, l’architecte semsalois Hans Thommen et feu son compagnon de vie François Diserens, médecin anesthésiste, ont passablement fureté. Ecumant les galeries et les expositions d’art de Suisse et d’Europe, le couple a accumulé en vingt-trois ans de vie commune près de 1500 œuvres d’art, 5000 volumes de bandes dessinées et 150 planches originales. Un butin récemment préservé grâce à la création d’une fondation, basée à Semsales: la nufnuf-art fondation.

«Jamais nous n’avons pensé faire une collection», précise d’emblée Hans Thommen. «Elle s’est faite à notre insu. On se contentait d’acheter des coups de cœur, exclusivement des œuvres d’artistes vivants. Aucune volonté d’exhaustivité, aucune intention spéculatrice. Juste des coups de cœur. Nous vivions assez simplement, avec deux salaires confortables. Mais nous vivions intensément notre amour de l’art et il nous arrivait de visiter plusieurs galeries le même jour, pour flasher, sans nous concerter, sur la même œuvre. Les choses ont vite pris de l’ampleur…»

C’est peu dire. Pas un mur, au siège de la fondation, à Semsales, qui ne soit couvert de tableaux. Les cimaises envahissent même l’escalier commun de l’immeuble. «Nous avons dû procéder à une extension du site», sourit Hans Thommen. «Mais nous avons tout de même fini par stocker une partie des œuvres dans trois lieux, à Genève et à Bienne.»

«Il y a pratiquement tous les styles et toutes les techniques», poursuit le maître de maison, en désignant, là un tableau de Miró, ici une œuvre de Diakonoff, Dali, Tinguely, Martinez, Giger ou Huxley. Ou encore une sculpture de Basler, Fontaine ou Delanoë. Quatre cents artistes en tout. Pas de fil rouge, sinon un vent de liberté et un refus marqué de la fadeur.

 

Protéger et transmettre

Hans Thommen vit au quotidien dans ce cabinet merveilleux: «Ces œuvres me parlent, j’y découvre encore des choses. Chacune possède l’énergie, l’émotion que l’artiste y a mise, et qui me porte. Sans ça, je me sentirais en prison. Je dis toujours que cette collection vaut 1 franc au bilan, mais qu’elle n’a pas de prix en termes d’émotions.»

Derrière la plupart des œuvres se cache d’ailleurs une histoire: celle d’un achat, d’une commande ou d’une amitié. Car les «nufnuf», au look simple, voire atypique dans les galeries, ont vite décidé de «tenir salon» une fois l’an, en invitant à domicile des artistes – «ces solitaires» –, des galeristes ou des responsables de musée. «Ce n’est pas l’ambiance des vernissages, mais des amis de l’art qui se retrouvent», confie Hans Thommen. Sorte de mécène numérique, il tient également depuis 2002 un site internet dédié à sa collection dûment répertoriée et offre depuis cette époque aux artistes des pages personnelles.

Pourquoi créer une fondation d’utilité publique? «Pour que cette collection ne soit pas dispersée et qu’elle demeure ainsi, à Semsales», explique Hans Thommen, qui a perdu son conjoint l’année passée. La fondation pourra également prêter des pièces de la collection à des musées ou d’autres institutions publiques, pour des expositions. «Je souhaiterais aussi organiser des visites pour les écoles ou les institutions sociales», souligne Hans Thommen. «Les musées ont parfois un côté sérieux et grave qui peut rebuter. Ici, le cadre est différent. On peut transmettre, susciter le goût de l’art en toute décontraction.»

bio express

François Diserens

Né à Riehen (BS). Décédé en 2012, à l’âge de 62 ans.

Médecin anesthésiste. A notamment exercé à l’hôpital de Châtel-Saint-Denis, à LACLINIC à Montreux-Territet et au cabinet du Dr André Etienne, à La Tour-de-Peilz.

A joué comme violon alto au sein de l’Orchestre symphonique et universitaire de Lausanne.

Hans Franz Thommen

Né en 1957 à Bienne.

Architecte en préretraite. A travaillé à Bienne, Zurich, Genève et Lausanne au sein de différents bureaux, puis au service de gestion des immeubles d’une banque, pour laquelle il s’est aussi occupé des achats d’art durant un temps.

nous naissons tous fous pour l'art, quelques- uns le demeurent...! il t'a élu, continue...

merci à nos artistes pour l'émotion, merci de votre visite dans ce monde du rêve